Aiko écouta la réponse du jeune homme sans rien dire. Elle avait deviné juste, il n’était pas du même milieu qu’elle. La rue…étrange, enfin que personne ne sache qu’il existait avant ! Oui elle trouvait sa bizarre, mais que savait elle réellement de la vie ? Aujourd’hui elle venait de comprendre que sa n’avait aucun rapport avec ce qu’elle faisait avant ? Comment des vies pouvaient elles être si différentes dans un même monde ? Oui elle trouvait sa étonnant et se posait des questions, sur les valeurs qu’on avait pu lui enseigner sur plein de chose et la vie en général…elle se contenta de répéter les deux mots a voix basses, pas d’un ton acerbe mais plutôt songeur.
« La rue…. »
Elle le regarda s’allonger, il ne lui avait pas retourné la question et dans un sens tant mieux. Qu’aurait elle pu dire, qu’elle venait de la mafia et que son père était mort a cause du FBI, sa faisait un peu série policière et surtout beaucoup de chance qu’on ne la croit pas, d’ailleurs il lui était formellement interdit de révéler ce genre d’activité et tout, bien que vu qu’il l’avait laissé tomber elle pourrait bien dénoncer les dirigeants de cette organisation mais c’était causer sa mort, de toute façon l’heure n’était pas a la vengeance elle y réfléchirait plus tard. Comme le jeune homme avait fermé les yeux, elle se dit qu’il voulait sans doute qu’elle le laisse.
« Et bien aujourd’hui tu es une personne qui existe, tu es mon colocataire !...Je suppose que tu veux que je te laisse dormir ? »Elle-même n’était pas fatiguée, il n’était pas si tard que sa. En même temps il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire. Peut être pourrait elle aller faire le tour des lieux. Elle quitta la fenêtre pour aller s’asseoir sur son lit en soupirant, elle se sentait mal ici, avoir autant de liberté et en même temps être enfermé dans un lieu, c’était…nouveau. Visiter les lieux seul ne lui disait rien, en fait peu de chose ne lui disait. La directrice et l’autre là Toshiya ne leur avaient pas expliqué grand-chose, si il y avait des heures de repas communs ou autres trucs du genre. C’était limite si on ne les avait pas lâché en pleine jungle. Bon elle exagérait, elle qui était habitué a s’adapter dans toute les situations elle se rendait compte que s’adapter a la vie réel c’était ce qu’il y avait de plus dur, des deux sa devait être Zeger la personne qu’on pourrait qualifier de normal.
Là il avait l’air tellement détendu qu’elle l’enviait presque, il ne devait sûrement pas se prendre la tête comme elle, et tant mieux. A près tout venir de la rue et être maintenant dans un château c’était plutôt sympa non ? Aiko était entrain d’observer Zeger il n’y avait pas d’autre mot. Un jeune de son âge ou presque, elle n’en avait jamais vraiment fréquenter jusqu'à présent ou alors c’était des prétentieux fils a papa qui se croyait tout permis.
« Zeger ? Est-ce….non rien »Elle s’appuya contre le mur observant ses mains comme si c’était une activité véritablement passionnante. Elle aurait pu chanter pour penser a autre chose mais la timidité l’en empêchait, étonnant elle qui n’avait jamais été timide sauf quand il fallait faire semblant. Et puis elle ne voulait pas le déranger.